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Ce
championnat de France de Marathon s'est déroulé dans le parc de Parilly situé dans la
proche banlieue lyonnaise les 24 et 25 avril.Il concernait toutes les
catégories de Cadets à Vétérans.
Le samedi
matin était consacré au contre-la-montre sur 3000 m (Nationales et
Elites
dames) et sur 5000 m (Juniors, Nationaux et Elites hommes). Il
s’agissait des
distances théoriques prévues, le 5000 m a paru à juste titre plus long
que
d’habitude aux coureurs.
Les
Marathons commençaient le samedi après-midi par les cadettes et cadets pour se terminer le dimanche après-midi par
les élites hommes.
251
coureurs ont participé aux marathons, quelques autres n'ont disputé que le
contre-la-montre.
Au-delà du
chiffre global et du niveau satisfaisants pour un championnat de France dans
presque toutes les catégories, deux d'entre elles posent encore un vrai
problème: les juniors, 4 au CLM et 4 au marathon, et les Vétérans 2 dames qui
étaient 3.
L'organisation
avait été mise en place dans un délai beaucoup plus court qu'habituellement,
cela ne l'a pas empêchée d'être parfaite. Le soleil était au rendez-vous, le
parc est agréable, de nombreux promeneurs étaient attirés par le spectacle et
plus disponibles pour le regarder qu'en ville. Le tracé du circuit condamnait par
avance la quasi totalité des tentatives d'échappées, et à coup sûr les
échappées solitaires, mais les courses qui pouvaient être animées l'ont été.
Les
résultats du contre-la-montre.
Chez les
hommes la valeur des chronos est étalonnée par rapport au niveau mondial grâce
à celui de Yann Guyader: 7.28.151
En Elite
les seconde et troisième places sont attribuées à Ewen Fernandez 7.57.008 et
Brian Lépine 7.57.626 , et on ne manquera pas d'être frappé par la faiblesse de
l'écart entre eux (une demi-seconde) par rapport au gouffre qui les sépare du
temps de Yann Guyader. A part cela on notera la 5ème place du néo-élite Samir
Hali en 8.06.865, qui récidivera d'ailleurs le dimanche en terminant 6ème du
Marathon.
En junior
seul Joris Gardères reste au contact de temps d'Elites en l'emportant en
8.30.573, l'argent est pour Thomas Bordas en 8.53 et le bronze pour Baptiste
Ayoul en 8.56.
En National
hommes Erwan Le Corre réussit également un bon chrono de 8.28.116 devant Pascal
Allexandre (8.41.691) et David Bernardin (8.43.670).
Pour les
Elites femmes la jeune Marine Milhes gagne en 5.38.566 devant les favorites
Lucie Péruzzetto en 5.39.061 et Mélissa Chouleysko en 5.41.208.
Et en
Nationales c'est la toujours jeune Caroline Jean qui récidive une fois de plus
en 5.48.745 devant Léa Réguer Petit (5.52.926) et Emilie Rouger (5.57.261).
Les
résultats du Marathon
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A l'issue
d'une course cadettes qui ne marquera pas les annales pour sa rapidité (1h
31mn) c'est Ysia Clausses qui s'impose dans le sprint d'une douzaine de
concurrentes. C'est son second titre après celui de Lourdes où elle était
surclassée dans cette catégorie. Marie Poidevin qui aurait bien voulu que ça
roule termine seconde et Laure Guillard troisième,
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La course
des cadets avait été plus animée et avait davantage écrémé le peloton. Le
sprint final a été lancé de très loin (de trop loin pour certains) et a creusé
de plus gros écarts. Tomy Lépine est le plus rapide jusqu'à la ligne devant
Pierre-Yves Péridy et Alexandre Guyomard.
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Les
vétérans partaient en fin d'après-midi, d'abord les V1H puis les V2H puis les
dames.
Le peloton
V1H est soumis par les favoris à de bonnes accélérations qui provoquent des
cassures, il seront 17 (sur 61 au départ) à se disputer la victoire finale au
sprint. Elle revient à Eric Weinbrenner devant Damien Ducreux et Jean-Marie
Coustes.
Chez les
V2H l'arrivée au sprint concerne une dizaine de patineurs, c'est Olivier Heuzé
qui s'impose devant Jacques Houssais et Guy Caillière.
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Le dimanche
matin est animé par la course des nationaux hommes et par les Elites et
Nationales Femmes.
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La taille
du peloton Nationaux hommes crée toujours une course spectaculaire, les
accélérations réalisent un écrémage conduisant à un peloton d'une vingtaine
d'unités pour le sprint final. C'est beaucoup par rapport à la largeur de la
bande de bitume patinable efficacement en sprint, la préparation du placement,
l'expérience et comme toujours un peu de chance sont les ingrédients bien
utiles. Pour le placement et l'expérience on peut faire confiance à Philippe
Poirier, c'est lui qui l'emporte devant les jeunes Bastien Euvrard et Benjamin
Bourlier.
On notera
au passage que les deux titres Nationaux (CLM pour Erwan Le Corre et Marathon
pour Philippe Poirier) sont revenus à des patineurs qui ont bien dépassé les 35
ans (début de la catégorie V1H).
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Les
Nationales femmes se scindent rapidement en deux pelotons de 7 et 6 patineuses.
Cécilia Leboeuf fait plaisir à tous ses supporters en remportant au sprint son
premier titre à un championnat de France après de nombreuses médailles. Léa
Reguer Petit est seconde, et Caroline Jean troisième.
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Deux
patineuses, Mélissa Chouleysko et Lucie Péruzzetto, ont particulièrement essayé de secouer le
peloton Elites Dames, avec obstination mais sans succès puisque c'est Justine
Halbout qui l'emporte au sprint devant Lucie Péruzzetto et Margot Pouydebat.
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Chez les
hommes les quatre juniors couraient avec les élites. C’est Thomas Bordas qui
restera le plus longtemps au contact du peloton élite et empochera le titre. La
différence avec les élites femmes est flagrante puisque Margot Pouydebat, sur
le podium en élites femmes, a le même âge que Thomas Bordas (et que de même
c’est Marine Milhes, encore de la même année, qui a gagné le contre-la-montre
élites femmes). Cela tient à deux raisons complémentaires : le niveau des
élites hommes français est beaucoup plus élevé que celui des féminines, et
globalement sur le plan mondial la marche entre la catégorie cadet (U17) et la
catégorie senior est beaucoup plus haute chez les hommes que chez les femmes.
Pour la
course des élites hommes proprement dite, les costauds du jour sont à l’arrivée
après une course sans répit, Yann Guyader (1), Thomas Boucher (2), Julien
Levrard (3), Ewen Fernandez (4). La relative surprise est de trouver en 5ème
position le jeune Elton De Souza (junior surclassé, surtout connu au niveau
international jeune en vitesse) et en 6ème le néo-élite Samir Hali qui a
réalisé un excellent championnat.
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| Article et photos de Michel Terrien |
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